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2014-10-04T13:47:35+02:00

Publié depuis Overblog

Publié par Gérard SOLER

En 751, Pépin le Bref, maire du palais d’Austrasie, après avoir exercé le pouvoir pendant dix ans au nom du roi mérovingien Childebert III, écarte ce dernier du trône et prend possession de son titre royal.
Son fils Charlemagne (768-814), épris de l’idée impériale, rêve de restaurer l’empire romain. Il inaugure ainsi un programme de rétablissement économique, politique, culturel et artistique où il prône un retour aux modèles antiques : ce sera la « Renaissance carolingienne ».
Ainsi, on assiste à la résurrection de techniques abandonnées ou oubliées. L’orfèvrerie, la sculpture sur ivoire, l’enluminure, la glyptique et l’art de la fonte de cette période, témoignent de cet essor. Symbole de ce retour à l’antique, la Statuette de Charlemagne (OA 8260), unique exemple connu de portrait en ronde-bosse du IXe siècle, s’inspire des statues équestres antérieures tel le Marc-Aurèle de Rome. La renaissance de l’art du relief se manifeste surtout dans les ivoires comme nous le montre les deux plaques provenant de la Reliure du psautier de Dagulf (MR 370-371), qui attestent l’influence des modèles du Bas-Empire.
A l’époque carolingienne, les artistes gravitent dans l’entourage de la cour, les évêchés et les grands monastères deviennent des foyers de la création. La Renaissance carolingienne atteint sa pleine maturité sous Charles le Chauve, son mécénat engendrera certains des plus grands chefs-d’œuvre de l’art carolingien comme la Patène de serpentine (MR 415), jadis conservée au Trésor de Saint-Denis. Provenant également du Trésor de Saint-Denis et sortie des ateliers de la cour, la Plaque d’ivoire représentant la rencontre des armées d’Abner et Joab (MR 374) au bord du lac de Gabaon, témoigne aussi de ce faste ; elle décorait certainement un des manuscrits que Charles le Chauve offrit à l’abbaye. La plaque du Paradis terrestre (OA 9064) compte aussi parmi les plus beaux ivoires issus des mêmes centres artistiques ; sculptée au revers d’un ivoire du Bas-Empire, elle se compose des différents ordres de la Création : l’homme, les animaux et les monstres selon les descriptions des Etymologies d’Isidore de Séville (VIIe siècle).
Jusqu’à la fin du IXe siècle l’activité des ateliers établis à Metz depuis l’épiscopat de Drogon (826-855), demi-frère de Louis le Pieux, reste ininterrompue. Cette « école » produira des œuvres aussi diverses que le Peigne de Samson et le lion (MR 358) dont le décor végétal est proche de celui de la chaire d’ivoire carolingienne de Saint-Pierre de Rome ou le Coffret décoré de scènes de l’enfance du Christ (MRR 75).
L’Empire carolingien, rongé par les divisions internes, subit un partage en 843 ; il s’écroule sous les coups répétés des invasions successives et disparaît complètement avec la mort de son dernier représentant en 987.

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